vendredi 14 avril 2017

Les relations du parti Dachnak (racistes-aryanistes arméniens) avec la SFIO et l'IOS

Mikaël Varandian (représentant de la FRA-Dachnak auprès de la IIe Internationale), L'Arménie et la question arménienne, Laval, G. Kavanagh & Cie, 1917 :

"De toute façon, le peuple arménien est une branche de la race indo-européenne, de la grande famille Aryenne. La langue arménienne est cousine germaine du Zend, du grec, du latin." (p. 14-15)

"Le contraste est absolu entre l'élément arménien et son milieu ethnographique. Un petit fragment de race indo-européenne, placé entre des peuplades primitives et nomades appartenant à la race touranienne et professant une religion toute différente :

De là la grande tragédie de l'histoire arménienne. Les envahisseurs turcs, seldjoukides, mongols, osmanlis, se sont successivement établis sur le sol arménien, en hordes guerrières, qui ne savaient manier que l'épée et le cheval ; ils ont campé durant des siècles en Arménie, comme des corps étrangers, incapables de produire, d'assimiler et de gouverner, uniquement fort dans l'art de consommer, d'asservir et de détruire.

Le plus frappant exemple de cette mentalité de toute une race nous est donné par les Turcs ottomans, qui furent maîtres de la plus grande partie de l'Arménie pendant six siècles.

N'ont-ils pas été dès le début réfractaires à toute culture, ne sont-ils pas malheureusement restés depuis cinq siècles, campés sur le vaste territoire, comme un parasite gigantesque, vivant de l'exploitation des peuples assujettis ? N'ont-ils pas détruit, paralysé les modestes cultures grecque, arménienne, slave, sous le poids de leur militarisme, orgueilleux et paresseux ?" (p. 23-24)

Haïrenik Weekly (organe de la branche américaine du Dachnak), 10 mai 1935 :

"Les Arméniens ont aidé les Roumains à ne pas devenir les esclaves des Juifs [lors du pogrom meurtrier de Bucarest]."

Haïrenik, 19 août 1936 :

"Il est parfois difficile d'éradiquer ces éléments nocifs [les Juifs], quand ils ont contaminé jusqu'à la racine, telle une maladie chronique, et quand il devient nécessaire pour un peuple [les Allemands] de les éliminer par une méthode peu commune, ces tentatives sont considérées comme révolutionnaires. Au cours d’une telle opération chirurgicale, il est naturel que le sang coule. Dans de telles conditions, un dictateur apparaît comme un sauveur."

Haïrenik, 21 août 1936 :

"De même que les Britanniques utilisent des navires de guerre pour envahir des pays, les Juifs utilisent l'internationalisme ou le communisme comme des armes."

Haïrenik, 17 septembre 1936 :

"Et vint Adolf Hitler, après des combats dignes d'Hercule. Il parla de la race au cœur vibrant des Allemands, faisant ainsi jaillir la fontaine du génie national."

Haïrenik Weekly, 25 septembre 1936 :

"Et il n'y a pas de quoi être fier du type de Juif importé en Palestine. Leurs mœurs, et d'autres vices qui étaient inconnus des Arabes avant la Déclaration de Balfour, leur place au sommet de toutes les activités communistes, ont été la cause de la plupart des critiques arabes."

"La révolte des Kurdes", Le Populaire (organe de la SFIO), 31 août 1930 :

"Sur la base d'un rapport écrit du parti arménien affilié à l'I.O.S. [Internationale ouvrière socialiste] et après avoir entendu les explications orales d'Isahakian (Arménie), l'Exécutif adopta une résolution sur la question kurde protestant contre l'extermination des Kurdes par les Turcs, mais aussi contre le silence indifférent des gouvernements capitalistes en face de ces crimes."

"Une manifestation commémorative à la mémoire de Mikaelian Varandian", Le Populaire, 11 juillet 1934 :

"Tous les vieux habitués des congrès socialistes internationaux, tous les membres des organismes centraux de notre Internationale Socialiste avant, pendant et depuis la guerre ont conservé le souvenir de notre camarade Arménien Varandian Mikaelian. Sa mort récente — le 26 avril dernier, à Marseille — a été cruellement ressentie par ses camarades de l'organisation révolutionnaire arménienne, le « Dashnakzoutian », dont il a été pendant près d'un demi-siècle l'âme vivante et combattante, le serviteur dévoué et vigilant.

En son honneur, une célébration commémorative très émouvante a été organisée la semaine passée à la Société de Géographie, dont le hall était rempli par une foule émue et recueillie.

Le citoyen Hamo Ohandjanian, ancien président du conseil de la République arménienne (jusqu'à l'invasion bolchevik de 1922) présidait. Le camarade Chavarch Missakian, rédacteur en chef du quotidien socialiste arménien de Paris, le Haratch, rappela en termes éloquents la carrière de celui dont on célébrait la vie et dont l'existence, depuis qu'il avait l'âge d'homme, s'est confondue avec celle du parti révolutionnaire arménien lui-même. Un autre camarade arménien, le citoyen Sassouni décrit le rôle de Varandian comme littérateur, historien, polémiste, théoricien et dirigeant de son parti, comme aussi son activité au sein de l'Internationale Socialiste — à laquelle le « Dachnakzoutioun » adhérait dès 1907 — au lendemain de la première révolution russe qui avait fortement fait sentir son influence.

Toute une série de camarades d'autres sections de l'Internationale vinrent à tour de rôle rendre hommage au disparu et assurer leurs camarades arméniens de l'entière solidarité de l'Internationale Ouvrière Socialiste.

Ce fut d'abord Soukhomline qui, au nom du Parti S.R. russe, évoqua les similitudes de conceptions théorique et de tactique existant entre son parti et le « Dachnakzoutioun ».

Ce fut ensuite Jean Longuet qui, au nom de la C.A.P. de la S.F.I.O., salua la mémoire de « Mikaelian Joanissian » — c'est sous ce nom qu'il avait connu son vieil ami Varandian. Dès 1902, à Pro Armenia, à la fondation duquel il participait, et qu'honoraient les grands noms de Jaurès, Francis de Pressensé, Anatole France, fidèles amis de l'Arménie martyre et que Pierre Quillard avait groupés. Notre camarade rappela, le rôle de Varandian à l'Internationale d'avant-guerre, comme aussi son activité au service de la République Arménienne lorsqu'il avait été son ambassadeur à Rome. (...)

A plusieurs reprises, entre chaque discours, des morceaux de musique d'une grande beauté arménienne avaient été exécutés à la perfection par de jeunes violonistes et violoncellistes. La Marche Funèbre, de Chopin, fut notamment rendue de magistrale façon par ces talentueux jeunes artistes arméniens."

"Le Comité exécutif de l'Internationale Ouvrière Socialiste à Paris : Compte rendu de la session du 13 au 16 novembre", Le Populaire, 19 novembre 1934 :


"L'Exécutif de l'I.O.S a tenu une session à Paris à la Maison de la Mutualité, du 13 au 16 novembre, sous la présidence d'Emile Vandervelde. Pendant l'absence de Vandervelde, qui, en raison des événements politiques en Belgique, a été obligé de rentrer pour quelque temps à Bruxelles et n'a pu assister qu'à la première séance et aux séances finales, c'est Louis de Brouckère qui a assuré la présidence.

Etaient présents : S. Sassouni (Arménie), L. De Brouckère E. Vandervelde (Belgique) ; A. Andersen (Danemark) ; S. Crummenerl, O. Wels (Allemagne) ; Léon Blum, Bracke, J. Longuet (France) ; (...)."

"Les messages de sympathie adressés à Léon Blum", Le Populaire, 20 février 1936 :

"Voici une troisième liste de messages de sympathie que nous avons dépouillés, qui étaient adressés à Léon Blum : (...)

De l'étranger (...)

Parti communiste d'U. S. A. ; Parti révolutionnaire arménien « Dachnakzoutioun » ; Socialistes géorgiens à Paris ; Réfugiés espagnols à Tours (...)."

"On nous l'a tué !", Le Populaire, 20 novembre 1936 :

"Hier encore, durant toute la journée les témoignages de sympathie sont parvenus, innombrables, au siège du Parti, au « Populaire », au gouvernement et à la famille de Roger Salengro.

Aux condoléances attristées qu'exprimaient les télégrammes étalent jointes des protestations indignées contre les calomnies de la « feuille infâme ».

Dans tous était affirmée la volonté de voir cesser de pareilles ignominies et de voir assurer la véritable liberté de la presse. (...)

La Fédération révolutionnaire arménienne

La Fédération révolutionnaire arménienne « Dachnakzoutioun » profondément émue par la mort du vaillant militant Salengro, présente au Parti socialiste ses sincères condoléances — S. Sassouni, délégué à l'exécutif de l'I.O.S."