mercredi 15 mars 2017

L'aversion des nazis allemands pour la Turquie ottomane

Adolf Hitler, Mon Combat, Paris, Nouvelles Editions Latines, 1979 :

"Pour l'Allemagne, ce fut encore heureux que la guerre en 1914 éclatât par la voie détournée de l'Autriche et que les Habsbourg, en conséquence, ne pussent se dérober ; si la guerre était survenue d'une autre façon, l'Allemagne eût été seule. L'Etat des Habsbourg n'aurait jamais pu, ni même jamais voulu, prendre part à une lutte qui se serait engagée du fait de l'Allemagne. Ce qu'on blâma tant, plus tard, dans le cas de l'Italie, se serait produit avec l'Autriche ; elle serait restée « neutre » pour préserver au moins l'Etat d'une révolution tout au début de la guerre. Les Slaves d'Autriche eussent brisé la monarchie en 1914, plutôt que de lui permettre de porter secours à l'Allemagne. Mais bien peu nombreux furent à cette époque ceux qui purent comprendre tous les dangers et toutes les aggravations de difficultés qui résultaient de l'alliance avec la monarchie danubienne. (...)

On pouvait mettre en branle contre la monarchie danubienne toute l'Europe orientale, mais surtout la Russie et l'Italie. La coalition mondiale qui se formait sous l'influence directrice du roi Edouard ne serait jamais devenue un fait accompli si cet allié de l'Allemagne, l'Autriche, n'eût constitué un héritage aussi attrayant. De ce fait seulement, il devint possible d'entraîner dans le même front offensif des Etats animés de désirs et poursuivant des buts aussi hétérogènes. Chacun pouvait espérer, au cours d'une attaque générale contre l'Allemagne, s'enrichir aux frais de l'Autriche. Et le fait que la Turquie, elle aussi, faisait tacitement partie de cette alliance de malheur, augmentait encore ce danger dans des proportions extraordinaires." (p. 148-149)

"Il était déjà assez fâcheux, dès le temps de paix, que la politique allemande, faute d'envisager une activité offensive personnelle, aboutît à l'alliance défensive avec de vieux Etats pensionnés par l'histoire mondiale. L'alliance avec l'Autriche, aussi bien que l'alliance avec la Turquie, n'avait rien de réjouissant. Tandis que les plus grandes puissances militaires et industrielles de la terre s'unissaient en une active alliance offensive, on assemblait quelques vieux organismes d'Etats impuissants et on s'efforçait, avec ce bric-à-brac voué à la ruine, de faire front contre une agissante coalition mondiale. L'Allemagne expia amèrement l'erreur de cette politique extérieure." (p. 655-656)

Adolf Hitler, propos tenus le 28 août 1942, Libres propos sur la guerre et la paix, recueillis sur l'ordre de Martin Bormann, tome II, Paris, Flammarion, 1954 :

"Au cours de l'histoire d'Allemagne, le Reich, sous la direction des Habsbourg, a mené une guerre très dure contre les Turcs, une guerre qui a duré près de trois cents ans. Les Turcs eussent été chassés d'Europe si les Russes ne fussent intervenus à leur côté. Ce fut la grande époque du prince Eugène.

Il y a là un enseignement à retenir. Si nous ne remportons pas une victoire complète à l'Est, tout sera à recommencer à chaque génération." (p. 296-297)

Joseph Goebbels, note dans son journal intime, 8 mai 1943, Die Tagebücher von Joseph Goebbels, partie II, volume 8 : "April-Juni 1943", Munich, Elke Fröhlich, 1993 :

"Dans ce contexte, le Führer insiste de nouveau sur le fait que nous devons nous réjouir de n'avoir pas un seul Japonais sur le continent européen. Si nous inquiétons et troublons tant les Italiens aujourd'hui, nous devons être heureux qu'ils ne puissent pas rivaliser avec nous dans l'organisation future de l'Europe. Si les Japonais avaient colonisé le continent européen, les choses se présenteraient de manière fondamentalement différente. Aujourd'hui, néanmoins, nous sommes pratiquement la seule véritable puissance sur le continent européen. Le Führer s'inquiète parfois de savoir si, en tout état de cause, l'homme blanc pourra conserver sa suprématie sur le long terme, face aux gigantesques réservoirs humains de l'Est. Il y a eu également des évènements dans le passé, où ce n'était plus le cas. Le Führer renvoie là aux guerres turques, aux conquêtes de Gengis Khan, qui ont pénétré loin jusqu'au coeur de l'Europe, sans que le germanisme possédât encore la force de se défendre avec succès. De cela, nous devons tirer la leçon que le centre de gravité de toute cette lutte reposera sur nous." (p. 236)

Johann von Leers, Forces occultes derrière Roosevelt, Bruxelles, Maison internationale d'édition, 1942 :

"De vieilles familles de négriers juifs s'étaient établies dans d'île de Curaçao, entre autres la fameuse famille Miquez, qui a fourni à l'Empire ottoman l'un de ses vizirs les plus puissants et dont l'influence a été la plus néfaste, Joseph Miquel-Nassi." (p. 11)