lundi 25 avril 2016

Les élites turques et la question des relations avec Israël



Süleyman Demirel (président de la République), déclaration lors d'une visite dans la ville israélienne de Bat-Yam, 13 mars 1998 :

"Ce n'est pas juste une visite protocolaire. Je suis venu ici pour souligner l'attachement de la Turquie à la paix et, lors de la conférence sur le terrorisme en Egypte, je demanderai des sanctions très lourdes, y compris l'embargo, contre les pays qui soutiennent le terrorisme."

İlnur Çevik (éditorialiste), Turkish Daily News, 8 août 2001 :

"Sharon est le choix du peuple israélien qui est notre ami et notre allié."

Yusuf Kanli (éditorialiste), Hürriyet, 31 août 2010 :

"Personne ne peut remettre en question les préoccupations de sécurité légitimes d'Israël. L'Etat juif est une réalité dans la région. C'est son droit légitime de s'attendre et au besoin d'exiger qu'on respecte sa souveraineté et son intégrité territoriale. Et comme pour tous les autres Etats, c'est son devoir de prendre des "mesures adéquates" pour protéger la sécurité de ses citoyens. Le droit d'Israël de réagir à toute agression, et de défendre son peuple, son territoire et son Etat, ne sont pas négociables."

Ömer Çelik, déclaration en tant que porte-parole de l'AKP, 20 décembre 2015 :

"L'Etat et le peuple d'Israël sont certainement des amis de la Turquie. Notre différend ne porte que sur les actions extrêmes du gouvernement israélien, des actions que nous ne considérons pas comme légitimes. Dans ce contexte, l'attaque du Mavi Marmara a marqué un tournant."

Recep Tayyip Erdoğan, déclaration aux journalistes, 2 janvier 2016 :

"Israël a besoin d'un pays comme la Turquie dans la région. Nous devons également accepter [le fait] que nous avons besoin d'Israël. C'est une réalité dans la région. Si des mesures mutuelles sont appliquées sincèrement, alors la normalisation [des relations] suivra."