vendredi 21 février 2014

La vérité pleine et entière sur le groupe stalinien "Manouchian"

"PROGRAMME, DEPROGRAMME, REPROGRAMME : LE FILM QUI DIVISE L'OPINION SERA DIFFUSE MARDI

Affaire Manouchian : "J'ai vu le film, voici ce que j'en pense"


20 février 1944. Les trois juges militaires allemands reviennent en séance. Leur délibération a duré une demi-heure. Un lieutenant-colonel lit la sentence. L'Arménien Missak Manouchian et vingt-deux de ses camarades, tous communistes, tous membres des F.T.P.-M.O.I. (Main-d'œuvre immigrée), tous étrangers à l'exception de Georges Cloarec et Roger Rouxel, sont condamnés à mort. Le 21 février, à 15 heures, ils seront fusillés après qu'un photographe eut pris, de chacun d'eux, une photo qui servira bientôt à la propagande. Quarante et un ans plus tard, l'« affaire Manouchian » éclate à l'occasion de la décision d'« Antenne 2 » de projeter un film, « Des « terroristes » à la retraite », commandé avant mai 1981 par le p.-d.g. Maurice Ulrich au réalisateur Mosco. Nous avons demandé à notre ami Henri Amouroux, auteur de « la Grande Histoire des Français sous l'Occupation » (Laffont) de nous donner son opinion.

PAR HENRI AMOUROUX
de l'Institut

Cris d'indignation du parti communiste. Articles de l'Humanité qui, confondant volontairement toutes les époques, profitent de l'occasion, non seulement pour faire l'impasse sur le pacte germano-soviétique, mais aussi pour tenter de faire croire que la résistance communiste à Hitler a débuté en septembre 1939. Menaces de Georges Marchais, promettant « des surprises aux téléspectateurs ». Aller-retour, et crise de conscience, de la direction d'Antenne 2 et de la Haute autorité qui programment, déprogramment, reprogramment, s'en remettent à un jury d'honneur pour, presque immédiatement, en récuser le verdict. Accusation contre le parti communiste, soupçonné de vouloir cacher des actes inavouables. Accusation contre l'Elysée (nous sommes en pleine querelle P.S.-P.C.) qui serait intervenu (et c'est vrai, il y a eu intervention) pour que tous les voiles soient, au contraire, déchirés. Feuilletons dans les journaux qui s'efforcent de ressusciter ces difficiles années 43-44, jettent en pâture au lecteur des noms, des pseudos, des témoignages, des affirmations, des réfutations, en oubliant simplement que, plus de quarante années ont passé, et que la majorité des lecteurs n'était pas née en février 1944.

Alors de quoi s'agit-il ? La décision d'Antenne 2 de programmer malgré tout le film le 2 juillet est-elle bonne ? L'indignation du parti communiste est-elle justifiée ?

J'ai vu le film Des « terroristes » à la retraite et je pense connaître l'époque qu'il reconstitue, sans peut-être suffisamment faire comprendre en quoi elle fut terrible pour ceux qui luttaient contre l'occupant. Surtout lorsqu'il s'agissait de juifs (neuf dans le groupe Manouchian) et d'étrangers qui préservaient, plus difficilement que d'autres, leur clandestinité. Il suffisait de les écouter parler...

Et c'est vrai, ils ont des noms difficilement prononçables, les F.T.P. - M.O.I. fusillés le 21 février. Ils s'appellent Wolf Wajsbrot, Szlama Grywacz, Jonas Gedulgig Rayman, mais Wajsbrot a lancé une bombe, le 3 janvier 1943, sur une compagnie allemande, mais Grywacz a dynamité les locaux de la Pariser Zeitung, journal imprimé à l'intention des troupes allemandes, mais Gedulgig a fait sauter l'Hôtel Pierre-de-Serbie, mais Rayman a tué Ritter, responsable de la déportation de la main-d'oeuvre française. Entre autres attentats...

Ce sont, presque tous, de jeunes hommes. Et, presque tous, des hommes dont les parents ont été arrêtés au cours de la grande rafle de juillet 1942. Ont été déportés. Sont morts. A la fin du film de Mosco, l'un des rescapés juifs d'un groupe F.T.P.-M.O.I. énumère ceux de sa famille qui ont disparu dans les camps. Il dit : « Mon frère, ma mère, mes deux sœurs, mon oncle, ma tante, un petit cousin de deux ans. »

Et je crois que c'est l'un des instants les plus forts d'un film trop long sans doute, un peu confus, presque pour initiés, que tout le tohu-bohu journalistique et politique va transformer en film grand public.

Lorsque l'homme dit : « Mon frère, ma mère, mes deux sœurs... » on comprend la haine qui l'animait. Lors du procès, Wasjbrot dira au lieutenant-colonel qui l'interroge, et sa réponse sera publiée par les journaux de l'époque, car les occupants ont décidé de donner le maximum de publicité à une affaire de terrorisme.

« Il est normal que les juifs combattent les Allemands puisque les Allemands nous combattent. »


On comprend également que ces déracinés, sans liens sentimentaux avec le pays d'accueil, ces hommes aux familles dévastées ou encore ces révolutionnaires dans l'âme (« Je rappelle au tribunal mon impossibilité de vivre sans lutter contre la force armée allemande », dira Rayman) soient volontaires pour toutes les missions, comme ils sont sans illusions sur le sort qui les attend en cas de capture.

Le parti communiste va les prendre en main, les encadrer, en faire non son unique, mais sa plus efficace « force de frappe ». Opposé aux consignes de De Gaulle qui après les premiers attentats de l'automne de 1941 et les premières exécutions d'otages, a demandé que l'on ne tue pas encore d'Allemands, le parti a, en effet, depuis longtemps enclenché le cycle attentats-représailles-attentats. Pour soulager quelque peu l'armée soviétique en retenant en France un certain nombre d'unités allemandes ; pour faire régner un climat d'insécurité chez les « collaborateurs » et aussi, car il ne faut pas être dupe, pour prendre des options politiques sur l'avenir.

Tout au long des années 1942-1944, des étrangers regroupés dans le cadre de la Main-d'œuvre immigrée, mouvement créé en 1942 par le parti communiste, afin d'encadrer les antifascistes italiens, les juifs et les communistes allemands, roumains, hongrois, polonais, puis après la victoire franquiste, les Espagnols de l'armée républicaine battue et les anciens des Brigades internationales, seront donc parmi les partisans les plus actifs. Ils sont répartis en « détachements » d'une trentaine d'hommes : le premier est hongrois, le deuxième est juif polonais, le troisième italien, le quatrième espagnol.

Missak Manouchian a la responsabilité de ces quatre détachements opérant sur Paris et sa banlieue.

Après le procès et l'exécution lorsque les Allemands publieront, à quinze mille exemplaires, l'affiche : Les libérateurs. La libération par l'armée du crime, affiche, qui deviendra, en partie grâce au poème d'Aragon, l'Affiche rouge, il sera désigné comme le chef. « Manouchian, Arménien, chef de bande. Cinquante-six attentats. Cent cinquante mort, six cents blessés. » "

Source : Le Figaro Magazine, 29 juin 1985.

mardi 18 février 2014

La France mittérrandienne, terre d'asile pour les terroristes d'extrême droite et d'extrême gauche européens

"M. Mila Rodriguez a été inculpé de recel de faux papiers", Le Monde, 1er août 1981 :

"Le militant espagnol d'extrême droite Ernesto Mila Rodriguez, arrêté mercredi 22 juillet à Paris (le Monde du 24 juillet) et un temps soupçonné d'être l'un des responsables de l'attentat de la rue Copernic (le Monde daté 26-27 juillet), a été condamné, samedi 25 juillet, par la seizième chambre correctionnelle de Paris, sur saisine directe, à six mois d'emprisonnement, dont trois avec sursis, pour recel de documents administratifs falsifiés. Il avait été déféré au parquet du tribunal de Paris après que la Cour de sûreté de l'Etat eut mis un terme à sa garde à vue, estimant valable son alibi dans l'affaire Copernic.

La militante d'extrême droite italienne Cecilia Marvulli, qui a été interpellée mercredi 22 juillet en même temps que M. Mila Rodriguez, fait désormais l'objet d'une demande d'extradition de la part des autorités italiennes. Elle est accusée de complicité dans le meurtre, le 11 mars 1980, de Martino Traversa, dix-neuf ans, animateur d'une radio libre à Bari. Son époux, accusé dans la même affaire, Stefano di Cagno, est détenu à Fleury-Mérogis, où il fait depuis le 9 juillet une grève de la faim pour obtenir l'asile politique et protester contre l'avis favorable donné à son extradition, le 8 juillet, par la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris."

"Un extrémiste de droite italien demande l'asile politique", Le Monde, 22 août 1981 :


"M. Stefano di Cagno, vingt et un ans, militant italien d'extrême droite, actuellement détenu à la prison de Fleury-Mérogis, a demandé, jeudi 20 août, l'asile politique au président de la République et au garde des sceaux. M. di Cagno avait entrepris, jeudi 9 juillet, une grève de la faim (le Monde du 22 juillet), pour protester contre l'avis favorable d'extradition rendu la veille par la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris.

La justice italienne, qui demande l'extradition de M. di Cagno, l'accuse d'avoir participé le 11 mars 1980 au meurtre de Martino Traversa, dix-neuf ans, animateur d'une radio libre à Bari (Pouilles). Le gouvernement français n'a pas encore pris de décision sur le sort de M. di Cagno. Ce dernier, qui proteste de son innocence demande à voir sa compagne, Mlle Cecilia Marvulli, vingt et un ans, enceinte de sept mois, interpellée à Paris mercredi 22 juillet, en même temps que M. Mila Rodriguez, Espagnol d'extrême droite, un moment soupçonné d'avoir participé à l'attentat de la rue Copernic (le Monde daté 26-27 juillet). Mlle Marvulli, qui fait également l'objet d'une demande d'extradition de la justice italienne, est actuellement écrouée à la prison de Fleury-Mérogis."

Bertrand Le Gendre, "La plupart des militants réclamés par l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie ont été libérés", Le Monde, 3 novembre 1981 :


"A une exception près, aucune extradition de militant politique n'a eu lieu depuis le changement de majorité (1). D'abord incrédules, l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne se sont rendues à l'évidence. La quinzaine de militants qu'elles réclamaient au total ont retrouvé la liberté, hormis trois Basques espagnols qui devraient bientôt connaître le même sort.

Aucun refus d'extradition n'a encore été officiellement notifié à ces trois pays, mais le fait est là : le gouvernement s'en tient scrupuleusement à la position affirmée par M. Mauroy au printemps dernier : la France entend redevenir une terre d'asile.

Les remous suscités en Espagne par cette attitude se sont apaisés. Il est vrai que la vague d'attentats qui avait suivi le putsch manqué du 23 février s'est calmée. Depuis trois mois l'ETA militaire observe un semblant de trêve que seul l'assassinat récent d'un garde civil est venu troubler.

La position du gouvernement français n'est pas confortable pour autant. Les accusations de servir de base arrière aux terroristes peuvent resurgir un jour ou l'autre, surtout si la police mettait la main sur l'un des militants activement recherchés, qui ont trouvé refuge en France. Par exemple, Inge Viet, l'une des principales figures de l'extrême gauche ouest-allemande, qui, après avoir gravement blessé un policier parisien en août dernier, a réussi à prendre la fuite. (...)

Le refus de la France d'extrader les militants politiques a conduit le gouvernement à les mettre peu à peu en liberté, une fois purgées les peines auxquelles ils avaient été condamnés pour des délits commis sur le territoire français (le plus souvent détention d'armes et participation à une association étrangère non autorisée). Cela allait de soi pour ceux dont la justice française avait refusé l'extradition, mais la question se posait pour les autres, plus nombreux, qui avaient fait l'objet d'un avis contraire. Finalement le gouvernement a estimé qu'il était difficile de les maintenir en prison, des lors que la décision de ne pas les livrer à leur pays était prise et que la justice française n'avait plus rien à reprocher. (...)

(1) Cette exception concerne Stefano di Cagno, un militant d'extrême droite réclamé par l'Italie pour un vol à main armée. Comme la justice, le gouvernement français a estimé que ce vol n'avait aucun lien avec les activités politiques de l'intéressé."

Bertrand Le Gendre, "Le gouvernement veut modifier la loi sur l'extradition : Les retombées du droit d'asile", Le Monde, 23 février 1982 :

"La France veut être une terre d'asile. Ce principe, proclamé au mois de juin par M. Pierre Mauroy, n'a guère souffert jusqu'ici d'exception. Mais cette position est difficile à tenir. A plusieurs reprises, on a frôlé l'incident diplomatique, parce que le droit français s'accorde mal avec la nouvelle politique d'extradition. D'où le projet, caressé par M. Badinter, de changer la loi.

Cette loi est telle que, lorsqu'une chambre d'accusation donne un avis favorable à une demande d'extradition, le gouvernement se trouve dans une fâcheuse posture. Il lui faut à la fois passer outre une décision de justice et opposer une fin de non-recevoir au pays concerné. Rien ne s'y oppose juridiquement, mais la situation n'est guère confortable. Pris entre le marteau et l'enclume, fi a jusqu'ici tenu bon. Aucun Basque, réclamé par Madrid, n'a été extradé, malgré un concert de protestations des Espagnols rarement entendu jusqu'ici.

Le gouvernement français admet néanmoins avoir commis une faute en donnant son feu vert à l'extradition d'un néo-fasciste italien. Dans cette affaire, le premier ministre s'était rangé aux arguments de la justice française, qui avait estimé que ce militant avait agi pour des motifs de droit commun. Mais, après un examen plus approfondi du dossier, le gouvernement reconnaît aujourd'hui qu'il aurait dû, comme pour les Basques, s'opposer à cette extradition. Les grands principes doivent être respectés, quelle que soit la couleur politique de ceux qui en bénéficient. Cette autocritique ayant été faite, le gouvernement s'apprête à refuser de livrer à l'Italie une autre militante réclamée par son pays, néo-fasciste elle aussi."

Jean-Marie Le Pen et Guy Mollet

Jean-Marie Le Pen, cité par Le Monde, 6 octobre 1975 :

"Avec Guy Mollet disparait un représentant du socialisme français héritier de Jean Jaurès et de Léon Blum. Homme de parti, il fut un militant et un dirigeant politique souvent sectaire, mais l'indéniable patriotisme dont il fit preuve au pouvoir, sa sincérité et son intégrité, son hostilité foncière au communisme, justifient que nous saluions sa mémoire."

Le nationalisme de la SFIO dans les années 50

Patrice Buffotot, "Le Parti socialiste S.F.I.O. et l'Internationale socialiste (1944-1969)", in Hugues Portelli (dir.), L'Internationale socialiste, Paris, Editions ouvrières, 1983, p. 95-97 :

"La politique algérienne et l'expédition de Suez du gouvernement Mollet font ressurgir chez le parti Socialiste son « nationalisme » et son rêve de grande puissance pour la France. Il se trouve alors en conflit avec l'I.S. qui émet de sérieuses réserves sur sa politique « coloniale » en Algérie. (...)

La politique algérienne de la S.F.I.O. est mise en accusation au sein de l'I.S. au Congrès de Vienne les 2-6 juillet 1957. Une mise en garde est adressée au parti socialiste S.F.I.O., lui rappelant qu'il a adopté lors du premier congrès de Francfort-sur-le-Main en juin 1951 la déclaration sur « les buts et tâches du socialisme démocratique ». Face aux accusations portées contre sa politique, la S.F.I.O. contre attaque en expliquant que l'I.S. est mal informée et propose l'envoi d'une mission d'information en Algérie, proposition adoptée immédiatement par le Congrès.

C'est le Bureau de l'I.S. du 10 octobre 1957 à Londres qui fixe les objectifs à la mission d'information de l'I.S. en Algérie. Le Fact Finding Mission devra étudier la situation en Algérie « du point de vue du socialisme démocratique », faire une « enquête objective et constructive », prendre des contacts avec des personnalités sans jouer les négociateurs et examiner les problèmes économiques et sociaux. Elle fera ensuite un rapport au Bureau et au Conseil. Les membres de cette mission sont au nombre de cinq ; J. Clarck en est leur secrétaire.

La mission se rend donc en Algérie et termine son rapport début février 1958. Le Bureau de l'I.S. du 14 février 1958 décide d'envoyer ce rapport sans les conclusions, aux partis membres et à la presse. Une nouvelle commission, composée de nouveaux membres qui ne sont pas allés en Algérie, doit rédiger de nouvelles conclusions. Le Comité Directeur du parti socialiste S.F.I.O. s'émeut de cette décision qui va donner des armes à la propagande ennemie. « Il fait sienne la protestation de son Secrétaire Général, et demande avec insistance au Bureau de l'I.S. de reconsidérer sa position et de décider la publication intégrale du rapport de la commission de l'I.S. en Algérie, y compris les conclusions tirées par les membres de cette commission ».

Le Conseil National des 15-16 mars 1958 exige la publication des conclusions de la commission d'information en Algérie. Lors du Comité Directeur de la S.F.I.O., la question est de nouveau évoquée. Un participant demande à Guy Mollet pourquoi cette opération est-elle menée par le Labour contre la S.F.I.O. ?

Guy Mollet répond que le Labour cherche à se rapprocher des pays arabes depuis l'affaire de Suez et pense se dédouaner en menant cette opération contre le gouvernement français. Le Bureau de l'I.S. du 29 avril 1958 décide de ne pas publier les conclusions de la commission d'information contre l'avis du parti socialiste S.F.I.O.

Les événements du 13 mai 1958 en Algérie puis l'investiture du général de Gaulle, le 1er juin par l'Assemblée Nationale, vont atténuer cette affaire. L'opposition entre la S.F.I.O. et le Labour ne va pas pour autant s'estomper. Le Comité Directeur du 4 juin donne mandat à sa délégation de s'opposer au vote d'une résolution de l'I.S. sur la France à son prochain conseil des 12 et 14 juin 1958.

Le conseil de l'I.S. condamne officiellement « tous les actes de tortures, de terrorisme, d'intimidation et de suppression des libertés civiques en Algérie » et demande « que soit mis un terme au conflit en Algérie au moyen de négociations pacifiques et sur la base d'une garantie des libertés démocratiques ».

On comprend que le parti socialiste se soit opposé à ce texte ; il a en effet toujours nié l'existence de la torture en Algérie lorsqu'il était au gouvernement. (...)

Certains socialistes, comme Max Lejeune ou Robert Lacoste, font preuve d'un nationalisme virulent. Partisans de l'Algérie française, ils voient en effet dans les ressources en gaz et en pétrole du Sahara, un des moyens pour relancer l'économie française et de permettre à la France de se hisser au rang des grandes puissances, de jouer un rôle mondial en ayant une zone d'influence sur l'Afrique et le bassin méditerranéen."