jeudi 3 octobre 2013

Années 80 : le silence de la Mitterrandie sur la coalition du SPÖ (membre de l'Internationale socialiste) avec le FPÖ en Autriche

Paul Pasteur, "Entre tradition du compromis et institutionnalisation : les coalitions gouvernementales en Autriche", Revue d'Allemagne et des pays de langue allemande, tome 40, n° 4, octobre-décembre 2008, p. 544-545 :

"En 1983, le SPÖ perd la majorité absolue et Bruno Kreisky se retire. Son successeur Fred Sinowatz est obligé de chercher un allié pour continuer à rester au gouvernement, il le trouve en la personne de Norbert Steger, le dirigeant du FPÖ, qui a tenté de débarrasser son parti de sa réputation de nazi pour le présenter comme un vrai parti libéral."

Paul Pasteur, L'Autriche. De la libération à l'intégration européenne, Paris, La Documentation française, 1999, p. 32 :

"Sous la présidence de Norbert Steger, il [le FPÖ] accède pour la première fois au pouvoir dans le cadre de la petite coalition SPÖ-FPÖ mise en place par le chancelier social-démocrate Fred Sinowatz de 1983 à 1986. Mais il est en proie à de graves dissensions internes, qui vont trouver un terme en 1986."

Gérard Sandoz, "Solidarité : l'école de Vienne", Le Nouvel Observateur, 24 février 1984 :

"J'ignore s'il y a un "modèle autrichien", ce que je sais, en revanche, c'est qu'en dépit de la crise mondiale nos affaires ne marchent pas trop mal. » Fred Sinowatz, le chancelier fédéral qui a succédé en 1983 à Bruno Kreisky, se montre satisfait des performances autrichiennes. Il l'a expliqué cette semaine à Pierre Mauroy, qui s'est rendu à Vienne pour étudier sur place le « modèle autrichien » qu'il avait évoqué en 1981, dès son installation à l'Hôtel-Matignon. (...)

Autre « miracle »... on allait l'oublier : le Parti socialiste autrichien compte sept cent cinquante mille adhérents (un dixième de la population). A Vienne, Pierre Mauroy a dû rêver."