dimanche 7 juillet 2013

La violente opposition de Charles Maurras (germanophobe et antisémite) à l'"antifascisme" et au pacifisme de Léon Blum

Charles Maurras, L'Action française, 14 mai 1936 :

"Comme le rappelle plus haut Léon Daudet, une des obsessions maladives de M. Léon Blum tient aux sanctions [contre l'Italie], parce que les sanctions signifient ou signifièrent sa loi messianique, sa loi de sans-patrie imposée aux nations.

Pour ce signe de ses passions de race, M. Léon Blum est prêt à faire périr quinze cent mille hommes.

Nous avons le devoir de lui redire que notre risque entraînerait le sien.

Nous devons lui redire avec fermeté qu'il ne déchaînera pas la guerre impunément.

On ne se laissera pas faire.

On ne le laissera pas faire.

Il va être le maître du pouvoir ? C'est possible. Il ne sera pas maître d'envoyer le peuple français à l'abattoir.

S'il le fait, il sera le premier abattu.

Pas un homme de coeur ne partirait pour le front anglo-italien avant d'avoir tiré justice de M. Léon Blum.

J'aime mieux le lui dire. Par pure humanité. La figure de son destin peut lui épargner de blâmables excès d'idéologie homicide.

La seconde marotte n'est pas moins dangereuse.

M. Léon Blum se propose de nous désarmer sans qu'Hitler ait posé les armes.

Cela compris, il est trop clair qu'il s'ensuivra de terribles conséquences pour notre pays, qui attirera la horde hitlérienne, une fois qu'il sera désarmé et ouvert. Mais il n'y a pas de désarmement qui tienne ! Le jour de l'agression et de l'invasion, il restera toujours en France quelques bons couteaux de cuisine et M. Léon Blum en sera le ressortissant numéro un. (...)

On lira plus loin cette information que je tiens à mettre en vedette :

........ Sur la proposition de M. Géo Gérald, le conseil général de la Charente a adopté un voeu demandant « que la vente et la diffusion, en France, du texte original de « Mein Kampf », livre dit impérissable, et dirigé ostensiblement contre nous soient facilitées ; que ce livre soit répandu dans tout le pays, plus pour nous instruire et nous prévenir des arrière-pensées qui nous menacent, et, avec nous, la paix de l'Europe, que pour en épouser l'esprit de haine brutal et belliqueux que nous laissons à un peuple fanatisé jusqu'au paroxysme... Par lui, les Français de tout rang et de toute condition seront prévenus et avertis ».

On sait qu'un exemplaire de Mein Kampf est remis à tout jeune couple allemand après la cérémonie du mariage.

Mais peut-être ne sait-on plus, car l'oubli va très vite, que le Livre destiné à l'éducation nationale des jeunes Allemands a été soustrait d'office à la connaissance des Français jeunes ou vieux.

Une traduction complète avait été faite. Les Editions Latines en avaient tiré un fort bel in-octavo : la claire connaissance des intentions, volontés, idées et doctrines des Allemands était mise à la disposition des Français.

Soudainement, Hitler s'opposa à la sortie du volume.

C'était son intérêt. Il veut nous assaillir sans que nous soyons sur nos gardes. Il veut nous assaillir après nous avoir trompés et dupés, comme il a si bien commencé à le faire.

Ce qui n'était pas de l'intérêt de la France, c'est que les Pouvoirs publics français, saisis de l'affaire, au nom des traités de commerce, courussent se ruer au service d'Hitler.

Ils s'y sont rués, cependant !"

Charles Maurras, L'Action française, 15 mai 1936 :

"(...) venons (3°) ou revenons à la première et dernière observation de Gide que nous transmet Massis. Gide, bien impartial, nous apprend qu'il ne faut considérer Blum qu'en tant que Blum est Juif. Gide a senti cela. Gide a vu qu'en son cher Blum, l'écrivain, le fonctionnaire, le parlementaire, le militant ne sont presque rien en comparaison du fils de la race tronquée. Juif d'abord ! Il serait misérablement niais de notre part, de négliger ce caractère capital. C'est en tant que Juif qu'il faut voir, concevoir, entendre, combattre et abattre le Blum.

Ce dernier verbe paraîtra un peu fort de café : je me hâte d'ajouter qu'il ne faudra abattre physiquement M. Blum que le jour où sa politique nous aura amené la guerre impie qu'il rêve contre nos compagnons d'armes italiens. Ce jour-là, il est vrai, il ne faudra pas le manquer. (...)

Nous devons inscrire, dès aujourd'hui, à l'actif ou au passif de Léon Blum un libellé déjà vengeur :

— Théoriquement élevé à la direction de la politique française, se disposant à l'assumer, faisant déjà figure de chef de gouvernement et de chef d'Etat, M. Léon Blum s'est rendu coupable de la honteuse et tragique négligence (si ce n'est abstention volontaire) qui a permis à Hitler de renouveler sa provision d'espérance.

» M. Blum aura laissé faire à MM. Sarraut, Flandin, Boncour, exactement tout ce qu'il fallait pour séparer l'Italie de la France et pour la jeter dans les bras de Hitler.

» M. Blum aura secondé, avec une ténacité digne d'un meilleur objet les efforts que faisait Hitler pour élaborer une alliance avec l'Italie.

» Le bon sens indiquait la nécessité de manoeuvrer dans la direction de l'amitié italienne. Le rêve juif de MM. Blum et Boncour les a occupés, tout au rebours, à nous éloigner de tout ce que Rome nous offrait de substantiel... Tout à Londres ! Et comme à Londres on n'est pas prêt, ce sera cette fois au seul idéal de l'Empire britannique, que nous demanderons un concours qu'il est incapable de nous apporter. »

Tous les chiens de l'Europe et du monde attendent leur proie.

Les régalerons-nous de nos os ?

La politique de M. Blum s'est dangereusement découverte ces jours derniers.

Elle a parlé de désarmement français sans contre-partie allemande."

Charles Maurras, L'Action française, 16 mai 1936 :

"P.-S. — Un bon mot sur Blum — De son oeil amusé, Jacques Bainville aimait à suivre dans les propos de Blum le contraste de ses ressentiments judéo-révolutionnaires contre Hitler et les signes nombreux de ce germanisme fondamental propre à ceux dont les père et mère ont parlé yeddiche... Les Allemands ne s'y sont pas trompé. Voici ce qui a paru sur Léon Blum dans l'Angriff, organe national-socialiste à Berlin, où l'on aime les Juifs pour l'usage externe :

« Blum a combattu Poincaré et la politique de la Ruhr.

« Il s'est toujours montré hostile à la thèse stérile de la sécurité défendue par le quai d'Orsay.

« IL A TOUJOURS PROTEGE LE POINT DE VUE ALLEMAND selon lequel le désarmement par étapes est la meilleure garantie de la sécurité. »

La plupart des Juifs exilés d'Allemagne et réfugiés sur notre sol, au nombre de dix mille, environ, pensent et sentent exactement comme ce Blum.

Ce qui devrait former un bel avertissement du destin. La Juiverie est faite pour le Germanisme et le Germanisme pour la Juiverie. Quand le comprendrons-nous ?"

Extrait d'un article du Völkischer Beobachter consacré à la personnalité et au programme de Léon Blum, cité dans Prométhée (organe de défense nationale des peuples du Caucase, de l'Ukraine et du Turkestan), n° 114, mai 1936, p. 24 :

"En politique extérieure, il refuse de prendre la tête d'une croisade réclamée par les émigrants et les deux Internationales contre le fascisme et le national-socialisme. Il a toujours combattu le système de Versailles, l'occupation de la Ruhr et, jusqu'à l'arrivée de M. Hitler au pouvoir, s'est prononcé carrément pour l'entente avec l'Allemagne. Un « modus vivendi » avec lui ne paraît pas impossible. Son intention de reprendre l'idée du désarmement effraie ceux qui y sont hostiles, mais non pas l'Allemagne.

Quant à la sécurité collective, dont il est des protagonistes, la discussion de ce problème avec lui ne sera pas nécessairement plus difficile qu'elle ne l'a été jusqu'à présent."