lundi 1 juillet 2013

François Mitterrand, Israël et les Juifs

François Mitterrand, déclaration en septembre 1988, cité par Jacques Attali dans C'était François Mitterrand, Paris, Le Livre de Poche, 2005, p. 372 :

"Encore ces lobbies et ces agents d'Israël qui prétendent faire la loi à Paris ! Arafat n'est pas un inconnu. Tous les ministres des Affaires étrangères, depuis Sauvagnargues, sont allés le voir à Tunis. J'ai moi-même déjeuné avec lui au Caire il y a quinze ans. Le Premier ministre, M. Rocard, l'a rencontré. Et il serait devenu tout à coup scandaleux de le voir ? Nous ne sommes pas israéliens ! La France n'est pas à la merci d'un froncement de sourcils d'un certain nombre d'agents d'Israël ou de différentes associations. Elle doit préserver sa capacité de dialogue. Ne soyons pas effrayés par la peur de perdre quelques voix aux prochaines élections. Il n'y a au contraire que comme cela qu'on en gagne !"

François Mitterrand, discours devant le Parlement européen, 25 octobre 1989 :


"(...) quelle que soit la dialectique employée, rien n'autorise cette répression [israélienne] continue où l'homme devient gibier et où reprend l'éternel va-et-vient de l'agresseur et de l'agressé, de celui qui tue et de celui qui meurt. Je pense que ce qui se passe en Cisjordanie a assez duré !"

François Mitterrand, message à Yasser Arafat, 15 janvier 1991 :

"Profondément ému par l'assassinat de trois de vos plus proches collaborateurs, je vous prie d'accepter mes condoléances personnelles et de transmettre aux familles des victimes, l'expression de mes sentiments de compassion."

François Mitterrand, interview à France 2, 12 septembre 1994 :


"Vous me dites les lois anti-juives, il s'agissait (ce qui ne corrige rien, et ne pardonne rien), d'une législation contre les juifs étrangers, dont j'ignorais tout."

François Mitterrand, déclaration au sujet de l'affaire Bousquet, 17 mai 1995, cité par Jean d'Ormesson dans Le rapport Gabriel, Paris, Gallimard, 1999, p. 347 :


"Vous constatez là, l'influence puissante et nocive du lobby juif en France."

Jacques Attali, préface de Verbatim I, Paris, Fayard, 1993 :


"Fasciné par le destin du peuple juif, furieusement anti-hitlérien, il [Mitterrand] ne porte sur le génocide qu'un regard distant : ce n'est pour lui qu'un fait de guerre, pas une monstruosité de la nature humaine."