mercredi 2 janvier 2013

Le prétendu "racisme" du général de Gaulle : une calomnie sans fondement de la gauche

Daniel Lefeuvre, Pour en finir avec la repentance coloniale, Paris, Flammarion, 2006, p. 220-222 :

"Comment nier, cependant, ces propos du fondateur de la Ve République, prescrivant à son ministre de la Justice de limiter « l'afflux des Méditerranéens et des Orientaux », car sa France « c'est un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, de religion chrétienne » ? N'est-ce pas la preuve pour les auteurs de La République coloniale que pour le général de Gaulle, qui n'imaginait pas que son village pût s'appeler Colombey-les-deux-Mosquées, la France devait tenir à l'écart l'immigration coloniale et post-coloniale ?

Deux citations isolées de leur contexte et tout est dit.

Inutile, donc, d'évoquer cette clause des accords d'Evian qui étend aux Algériens, devenus étrangers avec l'indépendance de leur pays, les privilèges accordés deux ans auparavant aux ressortissants des colonies d'Afrique noire et de Madagascar : la faculté de s'installer librement en France et d'y jouir de tous les droits des citoyens français à l'exception des droits politiques ; le droit de faire reconnaître, à tout moment, leur nationalité française.

Inutile de rappeler que 400 000 Algériens prennent le chemin de l'ancienne métropole coloniale entre 1962 et 1972, tandis que s'amorce également, en ce début des années 1960, une immigration noire, notamment en provenance des anciennes colonies d'Afrique. Tout cela compte peu. Ce qui importe, ce n'est pas de reconnaître que la France a très largement ouvert son territoire à ses anciens colonisés, qu'elle leur a offert la possibilité de devenir des citoyens à part entière. Ce qui importe, c'est de dresser le portrait d'un de Gaulle raciste pour mieux dénoncer les travers de la République et du peuple français."

Charles de Gaulle, déclaration le 13 février 1963, cité par Alain Peyrefitte dans C'était de Gaulle, tome I, Paris, De Fallois/Fayard, 1994, p. 283 :

"La magistrature de la France est morale. En Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, notre pays est le symbole de l'égalité des races, des droits de l'homme et de la dignité des nations.

La France représente quelque chose d'essentiel. (...)

Voyez-vous, notre pays se distingue des autres en ce que sa vocation est plus désintéressée et plus universelle que celle d'aucun autre. La France, chaque fois qu'elle est elle-même, est humaine et universelle. La vocation de la France, c'est d'oeuvrer pour l'intérêt général. C'est en étant pleinement français qu'on est le plus européen, qu'on est le plus universel. Il y a eu un rôle de toujours de la France, qui l'a toujours distinguée des autres pays. Alors que les autres pays, quand ils se développent, essaient de soumettre les autres à leurs intérêts, la France, quand elle arrive à développer son influence, le fait pour l'intérêt de tous. Il y a un rôle de toujours de la France. C'est pour ça qu'elle jouit d'un immense crédit. C'est pour ça que toutes les cloches d'Amérique latine ont carillonné pour la libération de Paris. Parce qu'elle a été pionnière pour l'indépendance américaine, pour l'abolition de l'esclavage, pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Parce qu'elle est championne de l'indépendance des nations, contre toute hégémonie. Tous le sentent obscurément dans le monde ; la France est la lumière du monde, son génie est d'éclairer l'univers."