jeudi 5 juillet 2012

Albert Regnard : socialiste, communard, "libre-penseur" anticlérical, antisémite et raciste aryaniste

"Aryens et Sémites : le bilan du Christianisme et du Judaïsme", La Revue socialiste, n° 30, juin 1887 :

"L'Empire a disparu dans l'effondrement de la France. Malheureusement, la propagande anti-religieuse, socialiste et athée, gênée d'ailleurs par toutes sortes d'entraves, n'avait pas eu le temps en quatre ou cinq ans, de pénétrer assez profondément dans les masses. Cette fois encore, le nombre n'était pas la force et la République oligarchique favorisa pendant de trop longues années la continuation du règne de l'église et de la ploutocratie, tout aussi puissantes aujourd'hui que sous l'Empire.

Eh bien ! le livre de M. Drumont, « malgré ses blasphèmes et ses erreurs », dirai-je à mon tour, a eu l'immense mérite de ramener l'attention d'une génération trop indifférente sur un de ces problèmes d'intérêt primordial dont la solution importe le plus au bonheur du genre humain. En tapant comme un sourd, en faisant jouer la mine dans tous les coins sous le Judaïsme, ce démolisseur forcené ne s'est pas aperçu qu'il ruinait du même coup l'édifice catholique. Et c'est là de l'excellente besogne, quoique inconsciente ; c'est par là que ce livre nous plaît et qu'il a réjoui le coeur de millier d'hommes, parmi les acheteurs de ses cent vingt éditions. C'est aussi par ses violentes attaques contre cet autre produit immédiat du Sémitisme : — le Capitalisme — par les invectives contre ce régime de sauvage concurrence, contre l'infamie des tripoteurs de Bourse, contre l'insolence des milliardaires : et d'autant plus que les coups de fouet ne vont pas cingler le visage des seuls fils d'Israël, mais encore d'un tas d'agioteurs incirconcis, judaïsés par le Christianisme !

Ce qui nous réjouit encore, c'est de voir proclamer et répandre par les milliers d'exemplaires de la France juive, cette éclatante vérité, contestée seulement par l'ignorance des naïfs ou la mauvaise foi des intéressés : — la réalité et l'excellence de la race Aryenne, de cette famille unique à laquelle l'humanité doit les merveilles du siècle de Péricles, la Renaissance et la Révolution — les trois grandes époques de l'histoire du monde — et qui seule est en mesure de préparer et d'accomplir l'achèvement suprême de la rénovation sociale.

« Le rôle du Sémite, dit M. Drumont, sa pensée fixe a été constamment de réduire l'Aryen en esclavage, de le mettre à la glèbe. Il a essayé d'arriver à ce but par la guerre, et Littré a montré le caractère de ces grandes poussées qui faillirent donner aux Sémites l'hégémonie du monde. » Hélas ! ce que n'avait pu, contre Rome, Carthage avec Annibal, Paul l'a réalisé. Oui ! le Sémitisme a eu l'hégémonie du globe ; de l'Orient, par l'Islamisme, de l'Occident, de la race aryenne, par le christianisme.

Eh ! quoi, ces Romains, ces conquérants — et bien mieux ! — ces organisateurs du monde ont été vaincus par le Sémitisme !" (p. 500-501)

"Oui, il existe déjà une famille humaine remarquable entre toutes par la beauté des formes et la blancheur de la peau, distincte encore des autres variétés à peau plus ou moins blanche, et en particulier des Sémites, par le langage et par les qualités maîtresses du cerveau. On la connaît sous le nom de Race Aryenne, ou Indo-Européenne ; les Grecs et les Romains, les Hindous, les Iraniens, les Celtes comme les Germains, les Slaves et les Néo-latins d'aujourd'hui sont des rameaux divergents de cette souche illustre. « Pour la conformation physique, dit excellemment M. de Gobineau, il n'y a pas de doute : c'était la plus belle race dont on ait jamais entendu parler. La noblesse de ses traits, la vigueur et la majesté de sa stature élancée nous sont attestées par des témoignages qui, pour être postérieurs à l'époque où elle était réunie n'en ont pas moins un poids irrésistible... Le fond du type demeura partout le même, et il est peu contestable que la souche qui, même dégénérée de sa beauté primordiale, fournissait des types comme ceux des Kachemyriens actuels, comme ceux dont la représentation a été figurée sous les premiers successeurs de Cyrus, enfin que les hommes dont l'aspect physique a inspiré les sculpteurs de l'Apollon Pythien et de la Vénus de Milo, formaient la plus belle espèce dont la vue ait pu réjouir les astres et la terre.

« La couleur des Aryens était blanche et rosée ; tels apparurent les plus anciens Grecs et les Perses ; tels se montrèrent aussi les Hindous primitifs. Parmi les couleurs des cheveux et de la barbe, le blond dominait, et on ne peut oublier la prédilection que lui portaient les Hellènes ; ils ne se figuraient pas autrement leurs plus nobles divinités. Tous les critiques ont vu dans ce caprice d'une époque où les cheveux blonds étaient devenus rares à Athènes et sur les quais de l'Eurotas, un ressouvenir des âges primitifs de la race hellénique ».

Mais la race Aryenne n'est pas seulement la plus belle et la plus vigoureuse, — qualités qui sont aussi des vertus, aretai, au sens grec, au sens vrai du mot : elle surpasse encore toutes les autres, comme nous le verrons, par les aptitudes sociologiques, par les propriétés du cerveau. « Elle possède seule la notion de la justice, le sentiment de la Liberté, la conception du Beau ».

Qui donc, pour le rappeler rapidement, a fondé sur des bases inébranlables le concept de la justice ? Qui donc a formulé cet axiome éternel, que nous avons mis deux mille ans à retrouver. « Le droit doit être le même pour tous, — to d'orthon lêpteon isôs — qui donc, si ce n'est cet Aryen grec, l'incomparable Aristote ? Et n'est-ce pas la Révolution qui, depuis l'antiquité, a fait les premiers pas vers la réalisation de ce principe vraiment immortel ? Libre à M. Renan d'adorer ce qu'il avait brûlé et de nous apprendre qu'elle avait été préparée par les Juifs ; ces choses là peuvent être bonnes à dire dans une synagogue, dans une assemblée de beni-Israel : elles ne supportent pas l'examen. Quant au Socialisme — j'entends le Socialisme scientifique avec son application selon la formule du collectivisme — personne ne niera que ce ne soit une création Franco-germanique, c'est-à-dire Aryenne dans toute la force du terme.

Et d'ailleurs, toute conception scientifique, toute science réelle ne nous vient-elle pas aussi de cette élite immortelle de la race, qui donna son nom à l'Hellade ? Pythagore, Archimède, Aristote, Hypocrate, sans parler des autres, suffisent pour nous rappeler qu'à la Grèce nous devons encore ce service inestimable, l'institution de toutes les sciences, sur des bases inébranlables et d'après des principes coordonnés, depuis la Mathématique jusqu'à la Biologie en passant par la Physique. Les Arabes, dans les siècles des ténèbres, nous ont transmis quelques-uns de ces trésors, se montrant plus d'une fois commentateurs habiles ; ils n'ont été que cela. Ils ont bien pu, par exemple, donner un nom à l'Algèbre ; mais c'est à Diophante qu'on en doit la découverte.

Quant à ce qui regarde la conception du Beau, est-il nécessaire d'évoquer les chefs-d'oeuvre inimitables de la sculpture grecque et de la peinture de la Renaissance, et, dans l'ordre littéraire, les génies prodigieux qui depuis le temps des épopées de l'Inde et de l'Ionie jusqu'à nos jours, ont fait vibrer le coeur de l'homme en chantant sa gloire avec ses douleurs et ses espérances ? Qu'est-ce au surplus que le Temps dans l'histoire, qu'est-ce que le lieu en regard de la Race ? N'est-il pas évident qu'Oreste et Hamlet, Lady Macbeth et Clytemnestre sont sortis de cerveaux identiques ? Oui, Eschyle et Shakespeare, Phidias et Raphaël, comme Lucrèce et Diderot, comme Goethe sont bien issus du même sang, d'une même race, dont l'Humanité peut dire avec pleine raison : « Celle-là est ma fille bien aimée, sur laquelle reposent toutes mes espérances »." (p. 514-518)

"Correspondance", La Revue socialiste, n° 63, mars 1890 :

"Je nie que le Socialisme poursuive « l'Egalité des races » comme le veut notre collaborateur. Le Socialisme poursuit la solution de la Question sociale, qui n'a rien de commun avec le problème insoluble, selon moi, de l'égalité du Canaque et du Parisien. J'ajoute que même en adoptant l'idée de la lutte des races, le Socialisme se place encore au vrai point de vue en défendant une race supérieure par ses qualités intellectuelles et morales, contre les empiétements d'une autre race, la juive, qui, déplorablement inférieure à cet égard, est en train de nous imposer sa domination, en raison même de la seule qualité qu'on ne puisse lui refuser : la volonté ferme et persistante d'accaparer à nos dépens, tous les biens de la terre.

Le Juif est vis-à-vis de l'Aryen, comme le capitaliste vis-à-vis du prolétaire et, dans une bonne mesure, le capitalisme est une création sémitique." (p. 348)