jeudi 1 mars 2012

Abraham-Salomon de Camondo, le Rothschild d'Orient



Jean-François Solnon, Le turban et la stambouline : l'Empire ottoman et l'Europe, XIVe-XXe siècle, affrontement et fascination réciproques, Paris, Perrin, 2009, p. 478 :

"Pour être de nationalité austro-hongroise, Abraham-Salomon de Camondo n'en était pas moins sujet juif du sultan. Banquier à Istanbul pendant trois décennies, proche conseiller et ami des grands vizirs du Tanzimat, comblé d'honneurs et plusieurs fois décoré par le Grand Seigneur qui lui avait accordé le privilège exclusif de posséder immeubles et terrains à Péra et Galata, le « Rothschild d'Orient », comme on l'appelait, s'était notamment illustré dans le financement de l'effort de guerre ottoman en Crimée, avait participé à la création de banques modernes et fait œuvre d'urbanisme à Istanbul dont témoignent encore les « escaliers Camondo »."